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A propos de Cüneyt Ayral

 Notes de lectures de Salih Bozok

Poète, romancier, chronique littéraire et politique, auteur de livres culinaires et de reportages, journaliste, et tour à tour, éditeur de journaux, entrepreneur et industriel avant qu’il ne se consacre exclusivement à l’écriture, Cüneyt Ayral est sans nul doute le plus parisien des écrivains turcs contemporains, avec Nedim Gürsel dont il partagea l’itinéraire qui les transporta tous les deux des rives du Bosphore sur celles de la Seine avec quelques années d’écart. Avec sa carrière et sa personnalité multiformes, il se situe aux antipodes de « l’homme unidimensionnel » d’Herbert Marcuse qui alimentait les esprits de révolte des années soixante.

 

Grand voyageur et fin gourmet, il sait allier avec de savantes doses, saveurs et mets divers, des plus classiques aux plus exotiques, à l’image de ses livres. Je peux en témoigner pour en avoir goûté à multiples reprises et avec un immense plaisir, lors de son étape grenobloise.

 

Après un séjour de plusieurs années à Nice, il rédigea certains de ses livres à Paris, ville qui l’inspira profondément dès son premier voyage de 1973 où il fit le rêve de vivre un jour dans un immeuble de style « haussmannien », vœux exhaussé quelques 30 années plus tard dans son domicile de la Rue Turbigo, n° 48, comme il explique lui même dans ses « Notes de Paris » en deux volumes (Paris Notları I – II).

 

Parmi les textes de Paris, figurent notamment, à côté de « Paris Notları », son autobiographie « Yolculuk » (Voyage) relatant ses années d’enfance et d’adolescence partagées entre Ankara et Istanbul, sa vie de famille et ses pérégrinations à travers le monde en tant qu’homme d’affaires, avec une réflexion critique sur la justice, ainsi que deux romans, « Müjgân » et « Zaman Bitti » (Le temps s’épuisa) présenté par Bedri Baykam.

 

« Müjgân », mon préféré parmi ses romans et dont le titre évoque un prénom féminin turc d’origine persane signifiant « cils », est l’histoire d’un amour singulier né d’une rencontre fortuite sur les rives du Bosphore. Le narrateur, homme solitaire rongé par la peur de la mort, et industriel de son état, en bonneterie, -et à ce niveau, toute ressemblance avec les personnages réellement existants ne serait pas entièrement fortuite- nous plonge au cœur de cet « univers impitoyable » où se côtoient les hommes et femmes d’affaires nouvelle génération et new look dans la Turquie émergente d’aujourd’hui, et nous balade, à travers la quête de cette « Müjgân » introuvable, aux quatre coins du globe, du Gabon au Mexique en passant par la Toscane. La multiplication des liens, plus charnels qu’amoureux dans ces contrées proches ou lointaines avec des femmes toutes aussi férues d’amour que de carrière, s’avère impuissante à assouvir sa volonté de

retrouver la cible de son désir platonique furtif. Le portrait d’une industrielle d’Istanbul, vraie prédatrice capable de tout pour arriver à ses fins, et imbue de sa personne comme on en rencontre par dizaines dans la grande métropole turque,est minutieusement tracée sans complaisance aucune. Le personnage clé du récit, jamais nommé en la personne du narrateur, « amoureux de l’amour », et balloté entre passion, fidélité et volonté de se protéger de « l’érosion de l’amour », se plie finalement « aux choix de l’être chéri ». Le vrai amour, dit-il, ne peut être possession, mais le respect du choix d’autrui. Le récit se terminera sur une fin pathétique.

 

« Gümüş Gölge » (Ombre d’argent) est rédigé dans un style romancé, d’après la rencontre à Paris, les entretiens et la correspondance de l’auteur-journaliste, avec un prostitué travesti d’origine turque, qui ne dit pas « non » à un voyage proposé pour la capitale française, alors qu’il habite à Istanbul chez sa tante depuis sa préadolescence, fuyant l’autorité de l’oncle qui l’élève après l’abandon du foyer conjugal par le père…. Nous suivons le personnage du récit dans ses aventures en compagnie d’autre êtres, tels les Anita, Lola ou Brigitte vivant tant bien que mal leur étonnant dédoublement d’identité sexuelle dans l’unité d’un seul corps, dans les clubs échangistes de Paris, à Myconos, Barcelone, New York ou ailleurs « hantés par les ombres d’argent ».

 

« Mimitiξtitolayo.sin » est le dernier roman publié de Cüneyt Ayral et dédié à « Sir Arthur C.Clarck, en souvenir de beaux jours passés à Colombo, Sri Lanka ». Il s’agit du récit d’ un amour interplanétaire qui transporte le lecteur, d’Istanbul et d’Izmir aux différents lieux de notre petite planète, avec des réminiscences des années de Côte d’Azur, avec Nice et Antibes en exergue.

 

Cüneyt Ayral qui nous fait vibrer des notes insolites et pourtant si familières de l’univers mérite d’être connu du public francophone.

 

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