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MES RÉPONSES AUX QUESTIONS DE NEDİM GÜRSEL

 

Nedim Gürsel : Dans la préface à Kambur, tu poses la question de “ta révolte”. La poésie en soi n’est-elle pas une forme de révolte?

Cüneyt Ayral: Comme je l’ai affirmé dans différents lieux et à multiples reprises, la poésie constitue pour moi un mode de vie. Je peux acquiescer à tes dires, car ,au fond, j’ai l’âme “anarchiste”. Cependant, quand j’ai publié en 1974 mon recueil de poêmes “Başkaldırma” (Révolte), j’étais un jeune homme de 20 ans, il m’était arrivé plein de choses en dépit de mon jeune âge et j’éprouvais un sentiment de peur. A l’époque, je n’avais pas la conscience du fait que la peur en soi est un produit de soi-même et je ne connaissais pas l’état de “sans peur”. Etais-je en état de révolte contre le départ de ma bien aimée, contre les restrictions à mes libertés infligées par le pouvoir politique ou contre le non versement de mes cotisations d’assurances sociales par l’établissement public qui m’employait? C’est pour dire que mes sentiments étaient confus. Le livre a été publié à une époque où je ne savais pas qu’il fallait faire du chemin pour prendre conscience des choses. A l’heure actuelle où Kambur rencontre ses lecteurs, je suis beaucoup plus serein, et je fais la part des choses, et ma révolte poétique se transforme en “discours”. Je peux donc affirmer que je me trouve à une croisée de chemins où je choisis un état de révolte axée sur l’amour d’autrui, plus qu’une ire passionnelle inhérente à la révolte.

N.G.: Tu considères le poême comme un objet que tu portes en toi, et qui doit absolument se détacher de ton esprit pour acquérir son autonomie… Peux-tu expliquer?

C.A.: Tu manges quand tu as faim, et tu exprimes ta colère en criant ou en pleurant de tristesse…. Il s’agit des modes d’existences de l’homme. Comme la poésie est mon mode de vivre, je veux écrire, et que cela se détache de moi. S’il s’agit d’un cri, ou d’une plainte, il faut que cela soit entendu…

N.G.: Tu as 40 années de littérature et de journalisme derrière toi. Que peux-tu dire, en regardant en arrière, et avant de faire du chemin au delà de ces 40 années?

C.A. Nous avions célébré ma 40e année dans la littérature en 2009, à l’occasion d’une exposition de poésie et de photo à Istanbul, c’est à dire avec les photos de Gültekin Çizgen et mes pôemes. Cela fait maintenant 45 ans. Je pense que dans le domaine du journalisme, cela fait 47 ans déjà. Il faudra pour m’en assurer, que je consulte mes archives lointaines et trouver la date de publication de ma première info… Ce que j’ai réalisé de plus important en matière de journalisme, c’est d’avoir publié le journal “Kostantıniyye Haberleri” pendant 5 années. Tu as contribué toi-même à cette publication, en même temps que nombre d’écrivains chevronnés et de littéraires qui ne sont plus de ce monde actuellement. J’ai la conviction d’avoir été aux avant-postes d’une activité collective de grande importance pour Istanbul.

Quant au domaine littéraire, j’ai publié 18 livres, avec Kambur, mais ma voix n’a pas été assez entendue. J’estime que je n’ai pas suffisamment rencontré de lecteurs. Bien sûr, il n’y a plus beaucoup de différences, de nos jours, entre vendre des livres ou vendre des citrons par exemple. On connait les chiffres de ventes des revues littéraires. On sait aussi le nombre de critiques littéraires en Turquie capables de vous mettre plus bas que terre. D’autre part, les gens ne sont pas tellement d’humeur à lire des romans ou des poêmes, dans ce climat politique…. Je pense avoir devant moi, encore 10 ou 15 années à écrire. Autant regarder de l’avant, plutôt que de regarder en arrière..Telle est ma pensée.

N.G.: “Kambur” utilise un langage différent du recueil “Chants d’Istanbul”. Ce nouveau langage peut-il être interprété comme le précurseur d’une nouvelle conception, par rapport au passé?

C.A.: Non, ce n’est pas le précurseur d’un nouveau langage! J’utilise trois langages différents en poésie. Tu peux retrouver dans le recueil “Mürekkep Kâat ve Sen” (Encre, papier et toi) le même langage que “Kambur”. Les “Chants d’Istanbul” constituent un essai en soi, et je disais, il y a quelques jours à peine, à ma chère Iklil, en marchant avec elle dans la rue, que je voulais essayer la même chose avec Paris. Il y a également un langage “narratif” utilisé dans ma poésie à contenu politique… Je ne crois pas que ma poésie soit marquée par des différences de conception très profondes et discriminantes. Si c’était le cas, cela signifierait des changements dans mon mode de vie…..

N.G.: “Kambur” comporte des poêmes courts. Je me rappelle qu’auparavant, tu écrivais également des poêmes narratifs. Une concentration, un désir d’aller à l’essentiel seraient-ils à l’origine de ce raccourcissement?

C.A.: Mes poêmes sont généralement courts et concentrés. Tu verras dans mes romans également, que je n’aime pas les longs discours. Dans mes poêmes, je cherche d’une manière générale, à créer une communion d’esprit avec le lecteur, en utilisant des vers fragmentés et chargés de sens, et j’attends que le lecteur sensible à ma poésie interprète à sa façon les mêmes vers en les adaptant à son propre mode d’existence. Ce que tu appelles “narration”, c’est le recueil des “Chants d’Istanbul” et il s’agit d’un essai à part. J’ai également écrit quelques poêmes spécifiques dans le même genre, mais ils ne sont pas déterminants…

N.G.: L’amour constitue le fil conducteur de ton dernier recueil. Les sentiments semblent se mettre au premier plan, tandis que l’érotisme est en retrait. Pourquoi?

C.A.: La femme et l’amour constituent généralement le fil conducteur de ma poésie, parce que je crois depuis toujours, que les amours me permettent d’exister. Le rôle déterminant de cet élément dans ma vie est extrèmement profond. Dans mes romans, il m’arrive d’utiliser l’érotisme au niveau “pornographique”, et cela me procure un plaisir particulier, car j’aime “beaucoup” dire ce que l’on rechigne à dire en général. J’ai toujours été hanté par un certain sentiment que la poésie devait rester “intouchable”, un sentiment peut-être lié au soucis de préserver la poésie “du mal”(!). J’aime bien écouter les poêmes acérés de Küçük Iskender, surtout quand illes récite lui-même. L’érotisme de mon maître Ilhan Berk m’a mis en émoi et influencé, au point de m’inciter à tenter des essais. Etant de ceux qui manifestent leur amour au “toucher”, dans leur vie quotidienne, je n’ai peut-pas encore écrit de poêmes plus “enragés”….Comme je le dis depuis le début, c’est le mode de vie, et on ne peut savoir d’avance ce que l’avenir nous réserve.

N.G.: Dans un environnement dominé par le roman, quel est le sens de la persistance en poésie, de continuer d’écrire des poêmes ?

C.A.: J’écris aussi des romans, et je pense que tu aimeras quand tu liras celui que je suis en train d’écrire…La poésie est notre art traditionnel, je la porte et la sens en mon for intérieur, et j’écris des poêmes quand cela déborde de moi. Je ne travaille pas sur des poêmes comme je le fais pour un roman ou un texte sur un sujet quelconque. Le poême déborde, et se repose ensuite dans un coin, pour retrouver son élan et s’achever. C’est différent des romans ou des livres de cuisine que j’écris, et pour lesquels j’use de mon temps de travail… Je ne continue pas d’écrire des poêmes, mais vis avec la poésie ou comme la poésie..

N.G.: Dans ces poêmes, il y a quelques références à Paris. Je veux demander à Cüneyt Ayral, auteur des “Notes de Paris”, comment cette ville l’a influencé?

C.A.: Pour le moment, Paris et Karaburun, bourgade d’Izmir, constituent les deux seuls endroits au monde où je puisse écrire en toute quiétude. Il fut un temps où j’ai écrit des poêmes à Ankara, à Istanbul, à Weymouth en Angleterre, et même dans le vacarme de Hong Kong. Mon premier roman, je n’ai pu le rédiger qu’à Paris. C’est la raison pour laquelle l’appartement du n°48 de la Rue Turbigo à Paris où j’habitais fait partie des lieux déterminants dans ma vie d’écrivain. Je ressens la même passion et la même quiétude dans l’écriture chez un ami à Karaburun. Paris est une ville à part entière qui “fait écrire”. Rien qu’à voir le nombre de plaques apposées sur les immeubles, on s’aperçoit du grand nombre d’écrivains étrangers ayant vécu et écrit à Paris. Serait-il judicieux de qualifier cette ville de “magique”? Ma relation à Paris remonte à plus de 35 ans. Si, à chacune de mes ballades en ville je me sens en émoi, et aperçois quelque chose de nouveau, si la perception d’une quelconque nouveauté me permet de composer quelques nouvelles phrases…. Je suis en train d’écrire un nouveau livre, mais je n’ai pas encore trouvé de titre. J’écris “les Rues de Paris”, avec l’espoir d’y trouver une réponse précise à cette question.

N.G.: Le poême dédié à Hrant Dink se distingue particulièrement des autres poêmes du recueil. Tu te réfères à la vie politique actuelle. Qu’est-ce que cela ajoute à tes poêmes d’amour sentimentaux et sensuels?

C.A.: Dans ton dernier roman intitulé “Yüzbaşının Oğlu”, tout en faisant l’amour avec la mère de ton camarade de classe, tu attaques sans pitié le premier ministre que tu regardes à la télé. La réponse à ta question réside à mon avis, dans ton roman…

 

Traduit par Salih Bozok

Edité par Beverly Barbey

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Ma poesie en français

jeudi 10 juin 2010

Cüneyt Ayral

As-tu essayé ?

pour Pilar,

Faire silence,
Changer ton regard
Par des mots,
Parler aux mouettes…

As-tu essayé tout cela ?

Extrait de Şiir Mezarlıkları Gibi (Kendi Yayınları, 1987) (1)

_________

Silence

Si lointain semble le soleil
Naufrage, par delà les monts sans âge,
De septembre.

Les lucioles s’attardent
Dialoguant avec l’été

Nous restons silencieux par delà la rive
D’un savoir rompu.

Extrait de Şiir Mezarlıkları Gibi (Kendi Yayınları, 1987) (2)

_________

La fin des mots

As-tu entendu le silence
Dans la froidure ?
Il ressemble à la mort.
As-tu jamais laissé
Tes fleurs
Mourir de soif dans leur prison de solitude ?
As-tu, de loin en loin,
Prêté l’oreille aux bulletins d’information ?
Es-tu tombé amoureux
Dans des langues inconnues de toi ?

Avant de mourir,

Rester en vie
Grâce à un poème sans paroles.

Extrait de Şiir Mezarlıkları Gibi (1987) (3)

_________

Je pourrais déjà devenir nuit

Je pourrais déjà devenir nuit.
Nous faisons l’amour près de l’eau
Sans témoins.
Et soudain
Que vois-je
Leandros s’éveillant
Chaque matin
Etreindre l’amour.

Extrait de Lodos – Leandros – Lakhesis (Bin Tane Yayınları, 1992) (4)

_________

Les mouettes ont-elles jamais vécu sur l’océan ?

Les mouettes ont-elles jamais vécu sur l’océan ?
Peut-être
Sur ses rivages…
J’approche ton univers sans limites
Rivage après rivage.
Gagner ces horizons qui n’ont pas de fin.
Ensuite ?
Une légende.
Le soleil qui saigne sur moi.
Cette ombre, rouge pourpre sur blanc,
Blancheur
Des fleurs sur l’île, qui m’éblouit.
Abordes-tu
Aussi loin que le temps
Loin de tous ces ans disparus ?

Cüneyt Ayral

1. D’après une adaptation de Feyyaz Kayacan (Londres, 1979).
2. Id.
3. Ibid.
4. D’après une adaptation de Nurat Yavuz (1991)

__________

Source : http://www.lightmillennium.org/poems/cayral_poem.html
Traductions : © Georges Festa – 06.2010.

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A propos de Cüneyt Ayral

 Notes de lectures de Salih Bozok

Poète, romancier, chronique littéraire et politique, auteur de livres culinaires et de reportages, journaliste, et tour à tour, éditeur de journaux, entrepreneur et industriel avant qu’il ne se consacre exclusivement à l’écriture, Cüneyt Ayral est sans nul doute le plus parisien des écrivains turcs contemporains, avec Nedim Gürsel dont il partagea l’itinéraire qui les transporta tous les deux des rives du Bosphore sur celles de la Seine avec quelques années d’écart. Avec sa carrière et sa personnalité multiformes, il se situe aux antipodes de « l’homme unidimensionnel » d’Herbert Marcuse qui alimentait les esprits de révolte des années soixante.

 

Grand voyageur et fin gourmet, il sait allier avec de savantes doses, saveurs et mets divers, des plus classiques aux plus exotiques, à l’image de ses livres. Je peux en témoigner pour en avoir goûté à multiples reprises et avec un immense plaisir, lors de son étape grenobloise.

 

Après un séjour de plusieurs années à Nice, il rédigea certains de ses livres à Paris, ville qui l’inspira profondément dès son premier voyage de 1973 où il fit le rêve de vivre un jour dans un immeuble de style « haussmannien », vœux exhaussé quelques 30 années plus tard dans son domicile de la Rue Turbigo, n° 48, comme il explique lui même dans ses « Notes de Paris » en deux volumes (Paris Notları I – II).

 

Parmi les textes de Paris, figurent notamment, à côté de « Paris Notları », son autobiographie « Yolculuk » (Voyage) relatant ses années d’enfance et d’adolescence partagées entre Ankara et Istanbul, sa vie de famille et ses pérégrinations à travers le monde en tant qu’homme d’affaires, avec une réflexion critique sur la justice, ainsi que deux romans, « Müjgân » et « Zaman Bitti » (Le temps s’épuisa) présenté par Bedri Baykam.

 

« Müjgân », mon préféré parmi ses romans et dont le titre évoque un prénom féminin turc d’origine persane signifiant « cils », est l’histoire d’un amour singulier né d’une rencontre fortuite sur les rives du Bosphore. Le narrateur, homme solitaire rongé par la peur de la mort, et industriel de son état, en bonneterie, -et à ce niveau, toute ressemblance avec les personnages réellement existants ne serait pas entièrement fortuite- nous plonge au cœur de cet « univers impitoyable » où se côtoient les hommes et femmes d’affaires nouvelle génération et new look dans la Turquie émergente d’aujourd’hui, et nous balade, à travers la quête de cette « Müjgân » introuvable, aux quatre coins du globe, du Gabon au Mexique en passant par la Toscane. La multiplication des liens, plus charnels qu’amoureux dans ces contrées proches ou lointaines avec des femmes toutes aussi férues d’amour que de carrière, s’avère impuissante à assouvir sa volonté de

retrouver la cible de son désir platonique furtif. Le portrait d’une industrielle d’Istanbul, vraie prédatrice capable de tout pour arriver à ses fins, et imbue de sa personne comme on en rencontre par dizaines dans la grande métropole turque,est minutieusement tracée sans complaisance aucune. Le personnage clé du récit, jamais nommé en la personne du narrateur, « amoureux de l’amour », et balloté entre passion, fidélité et volonté de se protéger de « l’érosion de l’amour », se plie finalement « aux choix de l’être chéri ». Le vrai amour, dit-il, ne peut être possession, mais le respect du choix d’autrui. Le récit se terminera sur une fin pathétique.

 

« Gümüş Gölge » (Ombre d’argent) est rédigé dans un style romancé, d’après la rencontre à Paris, les entretiens et la correspondance de l’auteur-journaliste, avec un prostitué travesti d’origine turque, qui ne dit pas « non » à un voyage proposé pour la capitale française, alors qu’il habite à Istanbul chez sa tante depuis sa préadolescence, fuyant l’autorité de l’oncle qui l’élève après l’abandon du foyer conjugal par le père…. Nous suivons le personnage du récit dans ses aventures en compagnie d’autre êtres, tels les Anita, Lola ou Brigitte vivant tant bien que mal leur étonnant dédoublement d’identité sexuelle dans l’unité d’un seul corps, dans les clubs échangistes de Paris, à Myconos, Barcelone, New York ou ailleurs « hantés par les ombres d’argent ».

 

« Mimitiξtitolayo.sin » est le dernier roman publié de Cüneyt Ayral et dédié à « Sir Arthur C.Clarck, en souvenir de beaux jours passés à Colombo, Sri Lanka ». Il s’agit du récit d’ un amour interplanétaire qui transporte le lecteur, d’Istanbul et d’Izmir aux différents lieux de notre petite planète, avec des réminiscences des années de Côte d’Azur, avec Nice et Antibes en exergue.

 

Cüneyt Ayral qui nous fait vibrer des notes insolites et pourtant si familières de l’univers mérite d’être connu du public francophone.

 

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Mes Poèmes – Français

 

As-tu essayé ?

                                                          pour Pilar,

Faire silence,
Changer ton regard
Par des mots,
Parler aux mouettes…

As-tu essayé tout cela ?

Extrait de Şiir Mezarlıkları Gibi (Kendi Yayınları, 1987) (1)

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Silence

Si lointain semble le soleil
Naufrage, par delà les monts sans âge,
De septembre.

Les lucioles s’attardent
Dialoguant avec l’été

Nous restons silencieux par delà la rive
D’un savoir rompu.

Extrait de Şiir Mezarlıkları Gibi (Kendi Yayınları, 1987) (2)

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La fin des mots

As-tu entendu le silence
Dans la froidure ?
Il ressemble à la mort.
As-tu jamais laissé
Tes fleurs
Mourir de soif dans leur prison de solitude ?
As-tu, de loin en loin,
Prêté l’oreille aux bulletins d’information ?
Es-tu tombé amoureux
Dans des langues inconnues de toi ?

Avant de mourir,

Rester en vie
Grâce à un poème sans paroles.

Extrait de Şiir Mezarlıkları Gibi (1987) (3)

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Je pourrais déjà devenir nuit

Je pourrais déjà devenir nuit.
Nous faisons l’amour près de l’eau
Sans témoins.
Et soudain
Que vois-je
Leandros s’éveillant
Chaque matin
Etreindre l’amour.

Les mouettes ont-elles jamais vécu sur l’océan ?

Les mouettes ont-elles jamais vécu sur l’océan ?
Peut-être
Sur ses rivages…
J’approche ton univers sans limites
Rivage après rivage.
Gagner ces horizons qui n’ont pas de fin.
Ensuite ?
Une légende.
Le soleil qui saigne sur moi.
Cette ombre, rouge pourpre sur blanc,
Blancheur
Des fleurs sur l’île, qui m’éblouit.
Abordes-tu
Aussi loin que le temps
Loin de tous ces ans disparus ?

Cüneyt Ayral

1. D’après une adaptation de Feyyaz Kayacan (Londres, 1979).
2. Id.
3. Ibid.
4. D’après une adaptation de Nurat Yavuz (1991)

Traductions : © Georges Festa – 06.2010.

http://armeniantrends.blogspot.fr/2010/06/cuneyt-ayral.html

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